Source :sudonline.sn GENEVE- (Palais des Nations-Unies)- Mme Teresa Marie Buerkle, la porte-parole de la FAO, ne s’attendait pas hier lors du briefing régulier de l’ONU et ses différentes institutions et autres organisations internationales à notre question sur les critiques de Me Wade à l’encontre de son organisation. Après avoir lu l’article de Sud quotidien, Mme Buerkle a contacté le siège à Rome pour revenir avec des informations précises. Elle estime que la FAO « prélève 10% » au lieu des 20 % des aides qui passent entre ses mains », contrairement à ce qu’annonçait, vendredi 18 dernier au Méridien président, le Chef de l’Etat à l’occasion de la présentation de son plan de sortie de crise dénommée : « la grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance « Goana ». Pour sa part le PAM (programme alimentaire mondial), selon sa porte parole, Christiane Berthiaume, prélève 7%.
Le président de la République, Me Abdoulaye Wade n’avait pas raté le Directeur général de l’Organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), Jacques Diouf, vendredi dernier, 18 avril au Méridien président à l’occasion de la présentation de son plan de sortie de crise dénommée : la grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance « Goana », écrivait Sud Quotidien. Abdoulaye Wade ajoutait par ailleurs que : « l’institution que dirige le Sénégalais, Jacques Diouf doit cesser d’être une administration de l’aide ».
La Fao rappelle qu’elle a lancé l’Initiative visant à lutter contre la flambée des prix des denrées
alimentaires (Ifpa) en décembre 2007. La Fao a déjà alloué 17 millions de dollars à l’Initiative visant à lutter contre la flambée des prix des denrées alimentaires.
Dans le cadre de cette initiative, « la FAO fournit aux pays en développement une assistance technique et en matière de politique pour aider les agriculteurs à doper leur production au cours des prochaines campagnes agricoles ». Selon l’institution onusienne « Les agriculteurs peuvent obtenir de meilleurs rendements et accroître les surfaces plantées s’ils ont accès aux intrants, notamment l’eau, les semences et les engrais bio ou autre ». Les activités ont déjà commencé au Burkina Faso, en Mauritanie, au Mozambique et au Sénégal, poursuit la FAO qui déclare aider aussi les gouvernements à préparer des stratégies et des interventions appropriées en vue de l’augmentation de la production et de la productivité agricoles dans le cadre de leurs programmes de développement nationaux.
Convergence de vues
La FAO exhorte cependant les bailleurs de fonds et les institutions de financement internationales à revoir leurs programmes d’assistance en faveur des pays les plus affectés par la flambée des prix des denrées alimentaires. Selon une première estimation, les financements supplémentaires requis pour mettre en oeuvre les programmes et projets dans ces pays se situeraient entre 1,2 milliard et 1,7 milliard de dollars. Les fonds permettraient de procure
r des intrants et des biens aux agriculteurs pauvres contribuant ainsi à doper la production alimentaire au cours de la prochaine campagne agricole.
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